Houten paneel
 
i have a dream.jpg
Houten paneel

Luttant désespérément, depuis des années, pour maintenir une chasse au petit gibier dans un coin du Condroz, je me rends compte que je me bats, comme Don Quichotte, contre des moulins à vent.

 

Pour réussir, il faut rêver 

Il faut rêver que les agriculteurs deviennent, avec nous, les combattants de première ligne pour améliorer habitats et biotopes, qu’ils nous aident à planter des haies (la Région ne propose-t-elle pas un nouveau subside à cette fin pour les années à venir ?), qu’ils comprennent notre lutte pour aménager les talus et zones déclives. Il faut rêver que les entreprises aient, toutes, des barres d’envol sur leurs faucheuses, qu’elles roulent à une allure raisonnable, qu’elles ne travaillent plus la nuit car, alors, leurs moissonneuses, ensileuses et autres engins de récolte avalent quantité de lièvres, perdrix, faisans ou, même chevreuils, tous terrorisés par le vacarme et tétanisés au point de ne plus pouvoir fuir. Il faut rêver que les cultures de pommes de terre n’aient pas besoin de 10 ou 15 pulvérisations par an, ni d’un traitement défoliant avant la récolte. Il faut rêver que nos agriculteurs arrêtent de pulvériser des pesticides sur des hectares de cultures avant de les réensemencer. Il faut, en définitive, rêver que notre civilisation arrête de penser uniquement en terme de productivisme acharné au mépris de la nature. La nature, nous en profitons si nous travaillons avec elle au lieu de l’exploiter sans répits.

I have a dream... 

Ce rêve est peut-être moins grandiose que celui de Martin Luther King mais il n’en est pas moins important car il en a le même objectif : le bien-être de l’Humanité. Ce rêve, il est ancré au fond de moi. Le jour où nos aménagements pour la chasse, si bénéfiques à tous les oiseaux, gibier ou non, mais aussi à toute la faune, des insectes aux mammifères, toutes espèces confondues, seront compris ; le jour où les chasseurs et les environnementalistes comprendront que leur combat n’est pas antinomique mais qu’ils peuvent travailler ensemble dans un but commun, ce jour-là, la nature retrouvera ses droits. Nous pourrons alors espérer, moyennant une indiscutable régulation des prédateurs, une nature foisonnante de vie et de diversité. Nous pourrons alors, sans honte, la transmettre à nos enfants et petits-enfants.

I have a dream, j’ai un rêve…

Le jour où les chasseurs et les environnementalistes comprendront que leur combat n’est pas antinomique mais qu’ils peuvent travailler ensemble dans un but commun, ce jour-là, la nature retrouvera ses droits.